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20 principes pour comprendre l'Islâm   


Introduction



A qui s'adressait l'imâm Hassan al-Banna à travers ces vingt principes ? Dans quel but ?

En élaborant ces vingt principes, l'imâm al-Banna visait essentiellement deux catégories d'individus:


A - Les militants

Chaque mouvance musulmane a besoin de liens qui unissent ses membres. Ces liens sont au nombre de trois:


1- Le lien sentimental

Ce lien est exprimé par la fraternité et l'amour en Dieu. L'imâm al-Banna insistait lors de ses discours - dit du mardi - avant même d'aborder les côtés formateurs et dogmatiques, sur ce qu'il appelait « le sentiment affectif du mardi », qui consiste au renforcement des rapports de fraternité et d'amour entre les membres afin d'en faire un édifice compact dont tous les éléments se soutiennent. Les matérialistes ne connaissent pas ce sentiment: « Aimer pour son frère ce qu'on aimerait pour soi-même », ou encore, l'aimer à tel point de le préférer à soi-même:
... et qui les préfèrent à eux-mêmes, même s'ils sont dans le besoin
[Surat Hashr (59):9]


2- Le lien structurel

Ce lien établit la liaison entre le militant de base et le commandement. Il établit les doits et les devoirs de chacun; la discipline et l'obéissance pour les uns, la consultation pour les autres. Cette organisation est indispensable car l'action islamique a besoin d'une structure collective pour s'accomplir. L'action individuelle isolée est insuffisante, quelles que soient les qualités et les potentialités de l'individu, car elles demeurent limitées en puissance et en rendement. C'est pour cette raison que Moïse - que le salut de Dieu soit sur lui - s'est adressé à Dieu en ces termes:
...et assigne-moi un assistant de ma famille, Aaron, mon frère, accrois par lui ma force! Et associe-le à ma mission, afin que nous Te glorifiions beaucoup, et que nous T’invoquions beaucoup
[Surat TaHA (20):29 à 34]
L'individu compte peu tout seul, pour beaucoup avec ses frères. Dieu a ordonné l'action concentrée sur la voie du bien dans l'union et la solidarité:
Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes œuvres et de la piété
[Surat al-Mâ'ida (5):3]

et ne vous disputez pas, sinon vous fléchirez et perdrez votre force
[Surat al-Anfâl (8):46]

Et cramponnez-vous tout ensemble au "habl" (câble) d'Allah et ne soyez pas divisés
[Surat Âl 'Imrân (3):103]

Cela rend l'action collective indispensable et son organisation inévitable, afin que chacun connaisse ses limites et soit conscient de ses devoirs et de ses droits.


3- le lien intellectuel

Ce lien crée la communication entre les membres d'un même mouvement, dans un cadre de pensée commune. Cela ne signifie nullement la pensée unique qui fait des individus des clones sortis d'un même moule, parlant le même discours inlassablement ressassé et dénués de toute personnalité et de libre-arbitre, comme c'est, hélas, le cas de beaucoup de mouvements actuels. L'imâm al-Banna n'a jamais exigé l'uniformité des hommes et des esprits. L'objectif est de mettre au point un socle de principes communs, de compréhension et de règles générales partagées de pensée, même si des divergences secondaires subsistent.

L'imâm al-Banna n'a jamais visé, à travers ces principes, d'unifier les détails et les questions secondaires au sein du même mouvement. Son objectif était d'empêcher la crispation des traditions qui fait valoir ce qui est hérité malgré sa faiblesse, sur ce qui est religieusement établi. Quant aux divergences secondaires, elles subsistent; les compagnons du Prophète, eux-mêmes, ont eu des opinions différentes mais leurs cœurs sont restés unis.

La divergence d'opinion est due à :

1) la nature de la religion

Non seulement l'unité de vue dans les domaines secondaires de la religion est impossible, mais elle est en contradiction avec la nature même de la religion. En effet, on y trouve des références dont l'authenticité et le sens sont formels, d'autres dont l'authenticité est formelle et le sens conjectural prêtant à des interprétations diverses et d'autres dont l'authenticité et le sens sont conjecturaux. La nature de ces textes mène inéluctablement vers une divergence d'opinion quant à leur compréhension.

2) la nature de la langue

La langue du Coran est l'Arabe, dont la rhétorique supporte le sens propre et la métaphore, le déclaratif et l'imagé, l'explicite et l'implicite, l'exprimé et l'insinué. Dieu use de tout cela pour plus de souplesse pour nous. Il dit
... ou si vous avez touché aux femmes...
[Surat al-Mâ'ida (5):6]
Que signifie l'expression "toucher aux femmes" ? A ce sujet, Saïd Ibn Jubayr dit: « La question de "touché aux femmes" a été abordée; des musulmans convertis (d'origine non arabe) ont dit que cela ne signifiait pas le rapport sexuel, des arabes ont dit que le "touché aux femmes" signifiait le rapport sexuel. Je suis allé voir Ibn Abbâs (l'interprète du Coran) et je lui ai dit: Des gens parmi les convertis et les Arabes ont divergé au sujet du "touché aux femmes". Les Arabes disent que c'est le rapport sexuel, les convertis disent que ce n'est pas le rapport sexuel. Il me dit alors: Et toi, de quel parti es-tu ? Je lui répondis: J'étais de l’avis des convertis. Il me dit alors: Les convertis ont tort! Le toucher dans le Coran (mass, lams et moulamassa) signifie métaphoriquement le rapport sexuel. Mais Dieu exprime ce qu'il veut par ce qu'il veut ».

3) la nature humaine

Les hommes diffèrent en fermeté et en souplesse. Ibn ‘Umar, que Dieu l'agrée, connu par sa fermeté, tenait, pendant le pèlerinage, à toucher la "pierre noire" malgré la difficulté que cela comportait (à cause de la foule). Ibn Abbâs, que Dieu l'agrée, célèbre pour sa souplesse, ne cherchait pas la difficulté, ni pour lui, ni pour autrui.

Aaron et Moïse, que le salut de Dieu soit sur eux, nés de mêmes père et mère, n'avaient pas le même caractère; Moïse était sévère:
Et lorsque Moïse retourna à son peuple, fâché, attristé, il dit: vous avez très mal agi pendant mon absence! Avez-vous voulu hâter le commandement de votre Seigneur ? Il jeta les tablettes et prit la tête de son frère, en la tirant à lui
[Surat al-A'râf (7):150]
Aaron était plus doux:
Aaron dit: Ô fils de ma mère, ne me prend ni par la barbe, ni par la tête. Je craignais que tu ne dises: "Tu as divisé les enfants d'Israël et tu n'as pas observé mes ordres
[Surat TaHa (20):94]
La nature de chacun a une influence sur sa compréhension et son jugement.

Face au même texte, vous avez ceux qui s'intéressent à ses significations et ceux qui se contentent d'une lecture littéraliste. Lors de l'expédition des Banî Qurâdha, le Prophète - صلى الله عليه و سلم - clama: « Que personne ne prie la prière de l'’Asr qu'en territoire qouraïdhite ». Les musulmans ont pris la route, lorsqu’à l'heure de la prière de l'’Asr, certains dirent: "Nous ne la célébrerons qu'à notre arrivée chez les Banî Quraïdha". D'autres dirent: "Nous prions tout de suite; ce n'est pas ce qui nous a été demandé" [d'ajourner la prière] (ils avaient compris que le Prophète - صلى الله عليه و سلم - voulait qu'ils se dépêchent afin d'atteindre l'heure de la prière de l'’Asr en territoire qouraïdhite). Quand le Prophète - صلى الله عليه و سلم - fût mis au courant de leurs agissements, il ne réprimanda personne.

Nous pouvons, donc, avoir des points de vue différents sur des questions secondaires, mais l'essentiel est que nous partagions les mêmes principes fondamentaux et que nous adoptions l'avis de la majorité dont nous nous faisons les défenseurs.


B - les organisations islamiques actives

Des mouvances islamiques très différentes existent. Il y a les traditionalistes (les salafis), les soufis, les adeptes d'une école juridique et les adeptes de l'ijtihâd qui ne se reconnaissent pas dans les écoles juridiques. Dès les premiers jours de sa prédication, l'imâm al-Banna constata les divisions et les querelles de ces différents groupes. Il les trouva incroyablement divisés et en perpétuelle dispute. Ils se préoccupaient davantage des détails qui les divisaient et délaissaient l'essentiel qui les unissaient.

L'imâm a voulu provoquer un rapprochement entre ces mouvances et diminuer le fossé des divergences religieuses et intellectuelles qui les séparent et ainsi les unir autour d'un strict minimum de principes fondamentaux et de concepts islamiques consensuels.

C'est pourquoi, il s'est intéressé aux principaux sujets de divergences et rédigé ces vingt principes selon un modèle scientifique, fidèle aux fondements et équilibré en adoptant l'esprit du juste milieu, car celui qui prend parti ne peut prétendre être un unificateur. Ne peut accomplir cette tache que celui qui peut occuper une place centrale et à équidistance des différentes parties. Il a adopté un style intelligent, sage et concis en évitant toute exhaustivité, s'écartant des détails souvent sources de divergence. Car quand on rentre dans les détails on multiplie les prétextes de divergence.

L'imâm Hassan al-Banna voulait-il fusionner les différentes associations islamiques en une seule structure et une mouvance unique ?

La réponse est Non, il n'a pas pris une telle initiative car il la jugeait inconvenable et non conforme à la nature humaine. Pour réunir les gens dans une même mouvance autour des mêmes objectifs et sous la même direction, il faut réunir certaines conditions:

1° l'accord sur les objectifs. Même si nous travaillons tous pour l'islâm, certains privilégient l'éducation de l'individu, d'autres mettent l'action sur la formation collective, au moment où d'autres travaillent prioritairement à l'instauration de l'état islamique.
2° l'accord sur les objectifs peut exister, sans qu'il y ait accord sur l'ordre de priorité de chaque objectif.
3° le désaccord peut avoir lieu sur les moyens à adopter pour réaliser les objectifs convenus.
4° Si nous sommes d'accord sur les objectifs, sur leurs priorités et sur les moyens pour les réaliser, reste la question de la direction. Pour qu'un guide ait mon adhésion, il faut que j'aie confiance en lui, en son jugement, en sa bonne compréhension et en sa sincérité. Il faut que je sois sûr en ses capacités à réaliser ses objectifs et à mettre en place les moyens.

Toutes ces conditions sont difficiles à réunir.

Par conséquent, il est tout à fait normal de voir une multitude de groupes et mouvements qui œuvrent pour l'Islâm. Mais reconnaître la nécessité de la diversité ne signifie pas qu'il faille admettre les réalités de la division. Le mal n'est pas dans la divergence, il est dans l'intolérance et le fanatisme.

La seule unité que l'imâm al-Banna visait, était celle de la pensée directive et de l'homogénéité face à l'adversité des défis décisifs contemporains: la question palestinienne, le laïcisme, les injustices sociales, la défense des valeurs morales et éthiques et la lutte contre la dissolution des mœurs. Sa devise était : « Travaillons ensemble dans les domaines où nous sommes en accord et respectons nos divergences »


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Source :
20 principes pour comprendre l'Islâm
L'auteur est Hassan al-Banna

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